m u l t i p l e s

 

 

 

 

 

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Le cinéma est une écriture où les paysages, les corps,

les pensées et les émotions se fondent les unes dans les autres dans un mouvement,

un flux, de matière et de lumière.

Sans cesse l’espace se déploie, puis se comprime, se pli, puis se déplie,

selon les axes de la caméra et les mouvements à l’intérieur du cadre.

Rien n’est fixe et tout bouge.

Le cinéma est sans doute cet art jamais chez lui et toujours ailleurs,

cet art en perpétuel exil, cette poésie du mouvement,

et le cinéaste est ce poète errant,

qui tente de rassembler dans l’obscurité de la caméra,

les « fragments intermittents et opposites » du paysage décomposé.

 

 Nicolas Droin

 

 

 

 


 

 

 

POUR UN CINEMA NOCTURNE

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LIRE LE TEXTE

 

 

 

 

 


 

 

 

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Voyons, la vie est-elle très solide ou très précaire ?

Je suis hantée par ces deux idées opposées.

 

Cela dure depuis toujours ; cela durera toujours,

va jusqu’au tréfonds du monde sur lequel je me tiens à cette minute même.

Mais elle est également transitoire, passagère, diaphane.

Je passerai comme un nuage sur des vagues. 

 

 

Virginia Woolf, Journal, janvier 1929

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

LE VERTIGE DES POSSIBLES 

 De Vivianne Perelmuter

 

 

 

par Nicolas Droin

 

Anne est payée pour écrire des histoires mais elle n'y arrive plus. Elle ne sait pas par où commencer ni comment conclure car elle est prise de vertige face aux possibilités infinies et aux chemins multiples qu'elle pourrait faire emprunter à ses personnages. Et dans la vie c'est pareil. Anne ne peut rien décider. Mais ce soir-là, bien malgré elle, elle est entrainée dans une errance à travers la ville, à la recherche d'un lieu où dormir...

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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 Le Vertige des possibles (V. Perelmuter)

 

 

" Tu sais, à la même heure tous les soirs

j'ai l'impression que le monde devient phosphorescent"

 

Neige (J.H. Roger, Juliet Berto)

 

 


 

 

 

 

 

 

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 PÉDAGOGIE  DU  MONTAGE

GODARD / DANEY

 

LIRE LE TEXTE

 

 Réflexion autour du cadre et du montage dans l'entretien inédit entre Serge Daney et Jean-Luc Godard

présenté dans le cadre de la journée d'étude Pédagogie de la critique, Université Paris 8, Semaine de arts.

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

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Parce qu’il est revenu pour en prendre conscience au fonds d’expérience muette et solitaire 

sur lequel sont bâtis la culture et l’échange des idées, 

l’artiste lance son œuvre comme un homme a lancé la première parole, 

sans savoir si elle sera autre chose qu’un cri. 

 

Le sens de ce que va dire l’artiste n’est nulle part,

ni dans les choses, qui ne sont pas encore sens, ni en lui-même, dans sa vie informulée. 

 

Maurice Merleau-Ponty

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

3 X

LE GRAND HÔTEL

DES BAINS

 

 

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Grand Hôtel des Bains

Lido - Venise

Décembre 2013

 

réminiscence spectrale

de l'hôtel

de Mort à Venise

 

Lieu de

Thomas Mann et

Luchino Visconti

 

 

 

 


 

 

 

 

 

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Alors, ce qui est donné, ce n’est pas la chose nue, le passé même tel qu’il fut en son temps,

mais la chose prête à être vue, prégnante, par principe aussi bien qu’en fait,

de toutes les visions qu’on peut en prendre,

le passé tel qu’il fut un jour, plus une inexplicable altération, une étrange distance-relié,

par principe aussi bien qu’en fait, à une remémoration qui la franchit mais ne l’annule pas. 

 

Ce qu’il y a c’est un « écart ».

 

Maurice Merleau-Ponty

 

 

 


 

 

 

 

HORS

         LIEUX

texte et image : Nicolas Droin

 

 

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sur nos ruines modernes, les entre-lieux de nos villes et forêts, 

espaces de mémoire et de solidification du fluide,

pour une poétique des lieux 

 

lire l'article

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

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La faculté d’abstraire est essentielle à toute création artistique. L’abstraction permet au metteur en scène de franchir l’obstacle que le naturalisme lui oppose. Elle permet à ses films de n’être plus seulement visuels, mais spirituels. 

 

 

 

Henri Agel, L’Espace cinématographique

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

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On voudrait arriver quelque part avec cette
émotion. Ecrire par le dehors peut-être, décrire
les choses qui sont là, présentes. Ne pas en
inventer d’autres.


Marguerite Duras, La mort du jeune aviateur anglais

 

 

 

 


 

 

Blanche-Pigalle-Barbès

 

 

 

 

Nouvelle vidéo de la série LIGNES

 

 Un film de Nicolas Droin et Prosper Hillairet

avec Jeanne Ben-Hammo

 

 

Parcours/hommage au film NEIGE

réalisé par Juliet Berto et Jean-Henri Roger

 

 

 

 


 

 

 

 

 L'EXPERIENCE 

 


L'EXPERIENCE par multiplesdv

 

 

Le poète est un habitant de deux mondes,

l'un qui meurt, l'autre qui lutte pour naître.

 

Virginia Woolf

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

La plupart des îles de la nouvelle réalité sont difficilement accessibles. 

Seul, le domaine cinématographique entrouvre sa porte au grand public.

A tout spectateur un tant soit peu attentif, l’écran révèle un soupçon,

au moins, d’un univers fluide et métalogique ; qui l’encourage à penser

en dehors de la rigueur rationnelle, grammaticale et syntaxique,

en rupture et en marge des mots, au-delà et en deçà d’eux. 

 

Jean Epstein

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


  

Il y aurait

une écriture

du non-écrit.

Un jour ça arrivera.

Une écriture brève, sans grammaire,

une écriture

de mots seuls.

Des mots

sans grammaire de soutien.

 

 

Egarés. Là, écrits.

Et quittés aussitôt.

 

Marguerite Duras

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ecrire de tout son corps » : empreindre.

Non pas seulement laisser trace, mais croire qu’un corps peut tout (donner, souffrir, aimer)

dans l’absolue certitude de sa perte ; dans sa quête infinie du sacré.

 

Savoir qu’en ce point où le corps est d’encre, de peinture, de sang,

le livre n’est plus rien, rien d’autre que le corps, périssable, immortel, silencieux.

 

En ce lieu de silence, des voix se lèvent, pourtant.

Se regardent. Se prêtent mutuellement vie, s’apprivoisent.

 

Choses tues en dialogue, dans le silence bruyant de la couleur,

le désordre des traits, la complicité des plis.

Il y a là livre.

 

Aussi tout est-il à recommencer. 

 

Stéphane Mallarmé

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

LEOS CARAX : DU RECOMMENCEMENT

  

l'article sur l'ouvrage d'Alban Pichon,

Leos Carax, l'expérience du déjà-vu

est lisible sur NON FICTION

 

 

 

 


 

 

 

 


Le double par multiplesdv

 

 

 

Ce qui est premier, ce n’est pas le commencement, mais le recommencement,

et l’être, c’est précisément l’impossibilité d’être une première fois

 

 

Maurice Blanchot

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

Je ne sais si tu comprendras que l'on puisse dire de la poésie

rien qu'en arrangeant bien les couleurs...

 

De même les lignes bizarres cherchées et multiplées,

serpentant dans tout le tableau

doivent non pas donner le jardin dans sa ressemblance vulgaire,

mais nous le dessiner comme vu dans un rêve, 

à la fois dans le caractère et pourtant plus étrange que dans la réalité

 

Vincent Van Gogh

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand je fais un film, je me mets en état de fascination devant un objet,

une chose, un visage, des regards, un paysage… 

 

Pier Paolo Pasolini

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il m'arrive parfois de penser que je suis le rayon de soleil. (...)

Que je fais partie de la boue, du brouillard et de l'aube.

 

 

Virginia Woolf

 

 

 

 

 

 

 

 

Il faut qu'une image se transforme au contact d'autres images

comme une couleur au contact d'autres couleurs. 

Un bleu n'est le même bleu à côté d'un vert, d'un jaune, d'un rouge.

Pas d'art sans transformation.

 

Robert Bresson

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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